Réserves de changes : baisse de 7,3 milliards de dollars en 5 mois

  Le bas de laine dont dispose l’Algérie pour faire face aux chocs financiers externes décline comme peau de chagrin. Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia a indiqué samedi  au les réserves de changes  ont décliné à 90 milliards de dollars au mois de mai  dernier. Rappelons dans ce sens, que le niveau des réserves de changes au 31 décembre 2017 était de 97,3 milliards de dollars. Les réserves de change ont ainsi baissé de 7,3 milliards de dollars en 5 mois. Le Premier-ministre et accessoirement SG du RND, qui s’exprimait à la clôture de la 5e session du conseil national du parti a précisé qu’ "à la fin du mois de mai, les réserves de change de l'Algérie s'établissaient à 90 milliards de dollars et devraient baisser à 85 milliards dollars à la fin de l'année en cours, en raison des importations des biens et services". Et d’ajouter que cela incite les autorités publiques à fournir "plus d'efforts" pour sortir de la dépendance des hydrocarbures, d’autant que la tendance sur les marchés pétroliers est à la baisse et que  l'accord auquel est parvenu l’OPEP  pour une hausse de la production "va freiner les prix". Il est vrai que l’ensemble des mesures prises par les pouvoirs publics dans le sens d’une réduction de la facture de l’importation, à l’image de l’instauration de licences d’importation, l’instauration de nouveaux droits sur les produits importés ainsi que la suspension temporaire de l’importation de certains biens produits localement, ou des biens de luxe, n’ont eu qu’un impact limité sur les équilibres du commerce extérieur. Selon les dernières statistiques des Douanes algériennes, la facture à l’import n’a décliné que de 2,7 % au cours des cinq premiers mois de l’année. Le fait est que la facture l’import de certains produits, alimentaire notamment ont connu  des hausses significatives. Il s’agit plus précisément des produits alimentaires de base subventionnés comme le lait (+4,3%) et les céréales (+13,5 %). Du côté du bien de consommation non alimentaires, ce sont les médicament qui ont poussé les importation en valeur  à la hausse. La facture est d’ailleurs salée un inflation de plus de 37 %.  

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