Sonatrach autorisée à négocier la cession de parts à des partenaires étrangers

  Dans un contexte de crise des marchés pétroliers, l’augmentation des capacités de production en hydrocarbures s’est hissée en tête des priorités du gouvernement. Or, face à un potentiel largement sous-exploité et sous-exploré, et un recul de l’attractivité du domaine minier national, l’assouplissement de certains process sont devenus incontournables. C’est dans ce sens que Sonatrach a été autorisée à négocier la cession de certaines parts avec des partenaires étrangers. Invité à s’exprimer sur les ondes de la Radio nationale, le vice-président chargé de l’exploration et de la production au sein de la compagnie nationale des hydrocabures, M. Salah Mekmouche  a affirmé lundi a indiqué que le ministère de l’Energie a autorisé Sonatrach à négocier des cessions de parts avec des partenaires étrangers et à procéder à des changements de contrôle de certaines entités filiales en Algérie. Sans toutefois donner plus de précisions sur les parts qui seront concernées par ces cessions, il est aisé de conclure qu’il s’agira de quelques blocs d’exploration détenus en grande majorité par Sonatrach. Aussi, l’invité de la Radio a une nouvelle fois évoqué la révision de la loi sur les hydrocarbures, du moins le volet fiscal du texte. Il considère qu'une telle décision s’impose, d’autant, explique-t-il, que la loi actuelle « restrictive » et que beaucoup de pays ont été amenés à modifier leur loi pour attirer des investisseurs. Mekchouche annonce, par ailleurs, qu’au cours des cinq prochaines années, Sonatrach envisage d’investir quelque 60 milliards de dollars pour développer des projets pétroliers et gaziers. Il précise que le plan de développement de l'entreprise, d’un coût de 56 milliards de dollars, vise à entreprendre le forage d’une cinquantaine de puits d’exploration et de 250 autres de développement, chaque année. Ces travaux d’exploration, destinés à renouveler les réserves et à maintenir le niveau de production, sont, dit-il, financés sur les fonds propres de la Sonatrach. Concernant les activités de pétrochimie, dont il précise qu’elles projettent  d’augmenter leurs capacités de transformation et à générer de la valeur ajoutée, l’intervenant annonce la conclusion, dans le courant de 2018, de deux contrats avec des partenaires étrangers.  
 

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