Sous la menace d’une résiliation de contrat: Cevital sous pression en Italie

  Le groupe algérien Cevital fait face actuellement à de sérieuses difficultés en Italie. Le groupe privé qui a pris le contrôle, il y’a trois ans de l’aciérie Piombino en Toscane  (Nord de l’Italie), après avoir racheté les actifs de Luccini, fait face à d’importantes pressions de la part du gouvernement italien pour mettre en œuvre le plan de relance du second sidérurgistes italiens. Les médias italiens rapportaient samedi qu’une demande  de paiement de pénalité de 3 millions d’euros devrait être notifiée dès lundi contre Aferpi, société contrôlée par Cevital et qui gère actuellement l’aciérie italienne. Il est également question de l’ouverture de la procédure pour défaut qui pourrait conduire à terme à la résiliation de l’accord de 2014 ayant permis la reprises des unités de Luccini par Cevital. Selon le quotidien Il Sole 24 Ore, le commissaire extraordinaire des anciennes unités Luccini, Piero Nardi a notifié le principe des sanctions prévues par les accords sur la vente des actifs de l’aciérie, laquelle est à l’arrêt depuis le début de l’année. Des clauses qui prévoient selon la même source une amende 500 mille euros pour chaque mois d'arrêts de travail de l'usine de Piombino, et une amende maximum de 3 millions  d’euros. il serait utile de rappeler dans ce sens qu’à la reprise de l’unité italienne, le groupe d’Issad Rebrab proposait un plan d’investissement de 400 millions d’euros pour un plan de relance des activités dans les deux ans suivant l’accord. Les difficultés de transferts de fonds entre l’Algérie et l’Italie, soumis à l’autorisation de la Banque d’Algérie, ont quelque peu contrarié les projets de l’homme d’affaires algérien même si celui-ci a déjà injecté 160 millions d’euros dans l’unité italienne. Les autorités italiennes ont accordé un ultimatum à Cevital jusqu’au 31 octobre dernier pour présenter un projet de partenariat industriel clair. Selo la même source, les Italiens auraient même fait valoir l’intérêt soudain de British Steel pour l’unité. Du côté du groupe Cevital, c’est le silence, tant on ne souhaite pas communiquer sur l’affaire pour le moment. Mais, certaines sources estiment que les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent pour le moment, et insinuent que les autorités italiennes veulent faire pression pour arracher un projet plus ambitieux que ce que l’unité de Piombino pourrait permettre. Il est vrai que le groupe Cevital a eu maille avec les syndicats et les responsables régionaux dès la reprise de l’usine. Il n’en demeure pas moins que le ministère italien du développement attend toujours du groupe Cevital des propositions pour la relance de l’unité sidérurgiques. Selon Il Sole 24 Ore, quelques heures avant l’expliration de l’ultimatum Cevital a présenté deux accords de partenariat industriel devant servir la relance de l’unité. Le premier a été signé avec le Chinois Sinosteel pour la relance de la partie technique de l’unité Piombino et l’autre avec un investisseur basé à Dubaï, intéressé par la détention de 50% d'Aferpi. Selon le quotidien italien, les canaux de dialogue restent ouverts et une nouvelle rencontre entre les responsables d'Aferpi et le commissaire Piero Nardi, est prévue le 15 novembre. Affaire à suivre…

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