Surfacturation des pièces de rechange : Renault et Peugeot se font épingler

Les constructeurs automobiles profitent de leurs positions de monopole pour surfacturer leurs pièces de rechange captives. Mediapart a révélé jeudi que les constructeurs français Renault et Peugeot (groupe PSA), utiliseraient un algorithme, un logiciel qui leur permettrait de gonfler les factures des pièces détachées sur lesquelles ils détiennent le monopole, notamment la carrosserie. Des pratiques qui dureraient, selon Mediapart, depuis une dizaine d’années, et qui ne toucheraient pas seulement l’Hexagone, ou le marché européen. Selon le journal français en ligne, la technique a permis aux deux constructeurs d’empocher pas moins de 1,5 milliards d’euros supplémentaires, grâce aux surfacturations. Selon Mediapart, Renault et Peugeot ne seraient pas les seuls constructeurs  à recourir à ce genre de pratiques. Ainsi, une trentaine de constructeurs automobiles auraient été démarchés et useraient du même logiciel.  Si l’info fait scandale en Europe, car reflétant un cas flagrant d’entente sur les prix et de non respect des règles de la concurrence, en  Algérie, celle-ci  passe presque inaperçue. Et pourtant, le scandale devrait relancer le débat sur l’intégration industrielle, et le peu de propension des constructeurs automobiles à recourir à la sous-traitance locale. Il devrait surtout relancer le débat sur l’insistance des grands constructeurs et de leurs équipementiers à vouloir conserver leur monopole sur le marché. Il est vrai que si le ministère de l’Industrie et des Mines consent des efforts pour développer un réseau de sous-traitance nationale dans l’industrie automobile, les partenaires étrangers dans le secteur semblent s’évertuer à mettre en place des unités de conditionnement de kits de pièces détachées, importées au prix fort et qui risquent fort d’avoir fait l’objet d’une entente sur les prix.

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