Syrie : la gauche européenne appelle les dirigeants français et britannique à éviter l’escalade

  La gauche européenne a appelé jeudi les dirigeants français et britannique à "arrêter les préparatifs" en vue d'une "éventuelle frappe militaire" contre la Syrie en riposte à une attaque chimique présumée, mettant en garde contre "l'escalade du conflit". Dans une lettre ouverte adressée au président français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May, la présidente du groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL), Gabriele Zimmer a exhorté ces derniers à "s'abstenir de toute intervention militaire dans le conflit syrien". Elle a appelé, à ce titre, les deux dirigeants européens à "convoquer immédiatement" un sommet avec les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine pour "éviter une escalade du conflit syrien". Selon la présidente de la GUE/NGL au Parlement européen, "l'indescriptible twitto-diplomatie de Donald Trump a amené le monde au bord d'une confrontation directe entre les puissances nucléaires". "Le danger d'escalade est réel et nous ne pouvons pas le permettre", a-t-elle affirmé, plaidant pour une solution diplomatique au niveau du sommet. "Comme une solution au Conseil de sécurité de l'ONU est actuellement bloquée, la diplomatie au sommet pourrait trouver un moyen de sortir " de la crise, a-t-elle ajouté. Après des menaces d'action militaire du président américain, le président français a évoqué mardi une annonce dans les prochains jours, alors que la Première ministre britannique a convoqué jeudi une réunion d'urgence de son gouvernement, afin de "discuter de la réponse à apporter aux événements en Syrie". Le président syrien Bachar al-Assad a nié jeudi toute attaque chimique, mettant en garde contre toute intervention militaire qui ne servirait qu’à "déstabiliser davantage la région". Pour Bachar Al-Assad, les accusations des occidentaux concernant une attaque chimique présumée sont basées sur "des mensonges" montés de toutes pièces par "leurs agents, les groupes terroristes, après la libération de la Ghouta orientale".

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