Transport maritime : la Cnan s’adosse à CMA-CGM

  Seul 1 % du marché du transport maritime des marchandises est détenu par le pavillon national. Qui non seulement accroît la dépendance de l’Algérie aléa du marché international et en fait l’otage des armateurs étrangers, mais qui pèse sur la balance des services et aggrave son déficit. Les pouvoirs publics ont pris conscience, bien que tardivement de l’importance du transport des marchandises, et ont initié un programme de développement destiné à relancer la Compagnie nationale de navigation Cnan. En attendant de se redéployer, la Cnan compte sur le partenariat pour se replacer sur certain marché. C'est dans ce sens que le groupe public a noué un partenariat, via sa filiale Cnan Nord,  avec le français CMA-CGM, leader mondial du transport de marchandises. Selon l’agence de presse officielle, qui cite un responsable de Cnan Nord, cet accord permet à la compagnie publique « d’utiliser les navires de la Compagnie maritime d'affrètement-Compagnie générale maritime (CMA-CGM) pour transporter ses marchandises dans le cas où elle ne disposerait pas de navires ». En contrepartie, « Cnan-Nord peut également transporter les marchandises des clients de CMA-CGM depuis ou vers l'Algérie dans le cas où cette compagnie française ne disposerait pas de navires disponibles », sur certaines destinations. Et de préciser qu’il s'agit d'une « coopération opérationnelle d'une ligne maritime commune reliant directement le Nord Europe et les ports d'Algérie ».selon l’APS le partenariat entre les deux compagnies s’étend aussi à la logistique  et à la formation. Il est vrai que la Cnan dont la flotte dispose aujourd’hui de six navires devrait bénéficier d’un plan de développement lui permettant d’acquérir 18 nouveaux navires. Un plan qui permettra aussi de fournir 7 autres navires à Cnan Med, l’autre filiale du groupe. La finalité étant de porter la part de marché du pavillon national à 30 %. Il n’en demeure pas moins que les nouveaux objectifs assignés au secteur et le plan de développement qui les accompagne font que rappeler la gestion et une politique de privatisation hasardeuse du secteur qui  n’a conduit qu’au bradage d’une bonne partie de la flotte de la Cnan et a mis ce fleuron du secteur des services à genou.

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