Vers le rééchelonnement des dettes d’Air Algérie et de l’ENTMV

  Le Conseil des Participations de l'Etat (CPE) est parvenu, lors de sa dernière réunion du 28 mars dernier, à un accord de principe avec la compagnie nationale Air Algérie, sur le rééchelonnement de ses dettes, a révélé mardi à Alger le directeur commercial d'Air Algérie, Zouhir Houaoui. Lors d'une intervention durant la journée parlementaire sur le rôle des secteurs des transports et de la poste et des télécommunications dans le développement de l'économie nationale à l'Assemblée Populaire Nationale (APN), M. Houaoui a précisé que la décision de rééchelonnement des dettes permettrait de réaliser l'équilibre financier de la compagnie et d'entamer la mise en œuvre de son programme de développement à moyen terme. Il a été question également d'examiner la possibilité de contracter un crédit auprès des institutions financières pour le financement du nouveau plan de la compagnie, a indiqué le directeur commercial. Le Conseil des Participations de l'Etat a approuvé le paiement de l'indemnité du service public pour couvrir les pertes enregistrées dans le réseau des dessertes intérieures et l'exemption des taxes douanières appliquées aux équipements utilisés notamment dans la maintenance des avions et autres équipements. Ces décisions visent à faire face au "recul" des recettes de la compagnie, en dépit d'une amélioration de sa performance effective, dû à une indemnité financière insuffisante dans le réseau interne, à la dépréciation de la monnaie nationale et à un déséquilibre dans les conventions aériennes avec les compagnies étrangères. Pour sa part, le Directeur général de l'Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV), Ahcène Guerairia, a plaidé mardi à Alger pour un rééchelonnement de la dette de l'entreprise, laquelle constitue l'un des principaux obstacles qui entravent la réalisation de son programme de développement. M. Guerairia a affirmé que "l'ENTMV aspire à un rééchelonnement de sa dette ou la prolongation des délais de remboursement". La dette de l'entreprise induite par l'acquisition de trois car-ferries en 1995, 2004 et 2005 s'élève à près de 1,7 milliard DA. Le Conseil des participations de l'Etat (CPE) a effectué en 2012 un rééchelonnement de cette dette sur une durée de 8 ans, soit jusqu'à 2020. Le DG a demandé le renforcement des structures de base de l'entreprise, à travers l'acquisition de nouveaux navires, en tenant compte de la durée de remboursement de la dette, estimant qu'il est normal que toute entreprise de droit algérien activant dans ce domaine stratégique jouisse de l'appui financier de l'Etat pour renforcer sa situation". Il a appelé, d'autre part, à la révision des tarifs appliqués par l'administration des ports publics indexés sur la base de la valeur du Dollar américain, alors que "le rapport est établi entre deux parties algériennes", et ce de par la nécessité de réviser les prix "exorbitants" du carburant. Aussi, l'entreprise est tenue d'effectuer certaines dépenses dans le cadre des engagements internationaux liés aux navires, dont le montage des pièces de rechange pour le traitement de l'eau de mer qui coûte à l'entreprise près de 400 000 euros par navire et le montage de pièces de rechange pour le traitement des émanations de gaz, dont le coût oscille entre 4 et 5 millions de dollars par navire.  

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