VIDEO. Services publics, EPE, infrastructures publiques : ouverture tous azimuts sur le privé

  La refonte du rôle de l’Etat est en marche. Le Premier-ministre M. Ahmed Ouyahia a assuré samedi à l’ouverture de la réunion tripartite sur la signature de la charte de partenariat sociétaire que le gouvernement est disposé à travailler avec l’ensemble de ses partenaires sociaux pour porter le développement de l’économie nationale au niveau des capacités qu’elle offre. C’est dans ce sens que le chef de l’Exécutif évoque la promotion de la décentralisation à l’orée des orientations du Président de la République, ainsi que la réforme de la gouvernance, qui permettrait à l’Etat, selon M. Ouyahia, de se décharger de certaines missions pour se consacrer à d’autres. Il est vrai que dans un contexte de crise économique et financière, l’Etat et ses démembrements peinent à supporter le poids de programmes de réalisation d’infrastructures publiques et de services publics coûteux. C’est dans ce contexte que l’Exécutif s’oriente vers la promotion du partenariat public-privé. La signature de la charte de partenariat sociétaire s’inscrit d’ailleurs dans cette démarche et consacre l’ouverture des services publics et de la réalisation des infrastructures publiques, restées longtemps l’apanage de l’Etat et de ses démembrements, au secteur privé. Le premier ministre qui a affirmé à l’occasion que le gouvernement s’engage « à accompagner le développement du Partenariat sociétaire ainsi que le développement du Partenariat Public Privé, a évoqué dans ce sens la facilitation de  l’ouverture du capital des Petites et Moyennes Entreprises publiques, dans le cadre de la législation en vigueur. Une mesure qui devrait cependant exclure les grandes entreprises stratégiques. M. Ouyahia a également affirmé que le «  Gouvernement apportera aussi son soutien à tout investissement nouveau associant des entreprises publiques avec des entreprises privées ou mixtes ». de même indique-t-il que « le Gouvernement accueillera avec bienveillance toute disponibilité des entreprises locales à s’engager dans le financement, la réalisation et la gestion des infrastructures publiques que l’Etat mettra en chantier dans le cadre du BOT (Build, operate and Transfere, NDLR) ». Enfin, le Gouvernement « encouragera toute entreprise économique qui manifestera de l’intérêt pour la concession de prestations de service public au niveau local », conclut-il.
Etat- Entreprises publiques : une relation organique
Le Premier ministre a également multiplié les promesses en direction des chefs d’entreprises privées. Il s’engage ainsi à consolider les facilitations aux entreprises économiques, à lever les obstacles qui restent encore un frein à l’investissement et à endiguer les retards dans le développement économique. Il s’engage aussi à travailler avec l’ensemble des opérateurs économiques nationaux sans ségrégationnisme aucun entre entreprises publiques et entreprises privées. Il affirme cependant, qu’en attendant l’ouverture, l’Etat a certains devoirs envers les entreprises publiques dont il est le propriétaire. Le Premier-ministre explique qu’entre l’Etat et les entreprises publiques, c’est une relation organique, et qu’une entreprise publique ne peut pas faire faillite. Enfin, le chef de l’Exécutif a indiqué que « le Conseil des Participations de l'Etat a réaffirmé l'autonomie des Entreprises publiques économiques sur lesquelles les administrations concernées exerceront une simple supervision ».  Il a aussi fait savoir que cette question sera "bientôt approfondie" lors d'une rencontre que le gouvernement tiendra avec les responsables des Groupes économiques publics.      

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