Appel au 5ème mandat : le FFS répond à Bensalah et Bouhadja

Que « ceux qui exploitent la structure législative et leur majorité numérique pro système observent les limites de l’éthique politique et de respecter les institutions législatives et de cesser d’utiliser des institutions souveraines pluralistes en comités de soutien au regime. » La réponse est du FFS qui vient de réagir par le biais de son groupe parlementaire aux déclarations du president du Senat Abdelkader Bensalah, appelant le president Abdelaziz Bouteflika à briguer un 5eme mandat. C’est la réponse du berger à la bergère. Ce lundi, lors de la clôture de l’année parlementaire Bensalah ne s’est pas empêché de lancer son appel au nom des membres du Conseil de la Nation qui est pourtant pluraliste et est composés de plusieurs tendances politiques. « Les membres du Conseil de la Nation demandent au président Abdelaziz Bouteflika de poursuivre son parcours » appelait donc le 2eme homme de l’État. Bien avant lui le même impair a été commis par le president de l’APN, Saïd Bouhadja qui du haut de son perchoir avait entrainer toute l’assemblée sans égard pour sa différence de couleur à demander à Abdelaziz Bouteflika à rempiler pour un énième mandat présidentiel. Un appel identique à celui lancé par le SG de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd. Trois responsables présidant aux destinées de deux institutions pluralistes et souveraines et d’une organisation syndicale qui elle, est censée etre apolitique. Cependant, les cas de Bouhadja et de Bensalah restent les plus édifiants et comme mus par de vieux reflexes, les 2éme et 3eme hommes de l’État retournent aux pratiques du bon vieux parti unique. Ils auront réussi, en ces temps incertains de provoquer le courroux des anti 5eme mandat. Pour l’heure le coup ne semble etre perçu que par le FFS qui a vite réagit en publiant un communiqué signé par le chef du groupe parlementaire, Sadek Slimani et dans lequel ce dernier déplore «qu’au lieu de « présenter le bilan annuel (…) les présidents des deux chambres parlementaires ont profité de cette tribune pour promouvoir les réformes ratées imposées sans consensus, qui ont hypothéqué l'avenir du pays et des générations futures, comme ils ont profité de cette occasion pour s’attaquer aux discours de l'opposition qu’ils accusent de semer le désespoir, la suspicion, la frustration et l'incitation contre les institutions et les symboles de l'État ». Le même communiqué appelle « « ceux qui exploitent la structure législative et leur majorité numérique pro système observent les limites de l’éthique politique et de respecter les institutions législatives et de cesser d’utiliser des institutions souveraines pluralistes en comités de soutien au regime. » D’autres réactions risquent de venir animer les chaudes journées à venir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *