Importations : les produits alimentaires subventionnés alourdissent la facture

      Le gouvernement peine à réduire les importations de produits alimentaires. Bien qu’il ait interdit tout accès au marché algérien de divers produits agricoles frais, secs  ou transformés, de diverses douceurs, prisées par non concitoyens, mais considérées comme non essentielles par les pouvoirs publics, la facture flambe. Selon les chiffres le Centre national de l'information et des statistiques des Douanes algériennes  (Cnis) la facture à l’importation des produits alimentaires a augmenté de près de 4% au cours des cinq premier de l’année en cours par rapport à la même période de 2017. Et pour cause, ceux sont les produits alimentaires de base, subventionnés par le budget de l’Etat, qui alourdissent la facture. Les données du Cnis, relayées dimanche par l’agence de presse officielle sont à ce titre édifiantes. Entre janvier et mai la valeur des importations de biens alimentaire est passée de 3,791 milliards en 2017 à 3,936 milliards de dollars  au 31 mai 2018, soit une hausse globale de l'ordre de 145 millions de dollars (+3,82%). Le même bilan fait ressortir le fait que ceux sont six principaux produits alimentaires de base à savoir céréales, laits, sucres et sucreries, café et thé, légumes secs et viandes, qui représentent l’essentiel de la facture 2,892 milliards de dollars, soit près de 74 % des achats globaux . Dans le détail, les données du Cnis démontrent que certains produits de base subventionnés pèsent lourdement sur la facture à l’import. Il s’agit en premier lieu des céréales, semoule et farine, représentant plus de 36% des importations alimentaires de l'Algérie. La valeur des importations  a grimpé à 1,428 milliards de dollars contre 1,258 milliards de dollars, soit une augmentation de 170 millions de dollars  (+13,5%) entre les deux périodes de comparaison. Les importations en lait et matières premières des produits laitiers ont également enregistré une hausse en s'établissant à 701,03 millions dollars contre 672,12 millions de dollars, en hausse de près de 29 millions de dollars (+4,3%). Concernant les huiles destinées à l'industrie alimentaire (classées dans le Groupe des biens destinés au fonctionnement de l'outil de production), leurs importations ont également augmenté à près de 392 millions de dollars sur les cinq premiers mois de 2018 contre 383 millions de dollars sur la même période de 2017 (+2,3%). En revanche, les importations pour le reste des produits alimentaires essentiels ont enregistré des baisses. Quant à la facture d'importation du sucre et sucreries, elle a diminué à 377,01 millions de dollars contre 476,32 millions de dollars, en baisse de 100 millions de dollars (-21%). Pour les légumes secs, ils ont baissé à 137,37 millions de dollars contre 154,55 millions de dollars (-11,1%). De même, les importations du café et thé ont enregistré une baisse à 156,3 millions de dollars contre 171 millions de dollars (-8,6%). Ainsi, les importations des viandes ont reculé en s'établissant à 92,63 millions de dollars contre 122,8 millions de dollars, en baisse de 30,16 millions de dollars (-24,56%). En dehors de ces six (6) principaux produits, le reste du Groupe des produits alimentaires a été importé pour 1,04 mds de dollars de janvier à mai 2018 contre 936 millions de dollars de janvier à mai 2017 (+12%). Ainsi, la facture globale du Groupe des produits alimentaires et des huiles destinées à l'industrie alimentaire s'est chiffrée à 4,33 mds de dollars entre janvier et mai 2018 contre 4,17 mds de dollars entre janvier et mai 2017, en hausse de 3,83%.  

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