L’armée d’occupation au bord de la rupture : C’est la Bérézina !

Une armée exsangue et en loques face à la force de frappe iranienne. C’est la Bérézina !
Ainsi donc prend fin le mythe longtemps entretenu d’une armée israélienne invincible, forgée au fil des décennies et érigée en dogme national. Ce gros bluff est en train de se lézarder sous le poids conjugué des frappes iraniennes qui a décidé de mener une guerre d’usure sans précédent à ce géant de pacotille. La puissance de frappe croissante des Gardiens de révolution est telle qu’hier, Jeudi soir, les alertes se sont multipliées depuis les plus hautes sphères militaires et politiques de l’entité sioniste, dessinant le portrait d’un pays cerné de toutes parts et en proie à un doute existentiel sur sa capacité à tenir. Car la question n’est plus seulement politique : elle est militaire, démographique, stratégique. L’entité sioniste a-t-elle encore les moyens de cette guerre menée simultanément contre le Hamas à Gaza, contre le Hezbollah au nord et face à la puissance balistique iranienne qui, depuis 2024, a démontré sa capacité à frapper directement le territoire israélien ?

C’est depuis le cœur même de l’appareil sécuritaire que le signal le plus alarmant a été lancé. Lors d’une réunion nocturne du cabinet de sécurité, le chef d’état-major de l’armée d’occupation, le lieutenant-général Eyal Zamir, a brisé un tabou en reconnaissant publiquement les limites de l’armée. Selon le quotidien hébreu Haaretz, il aurait déclaré sans détour que l’armée « est en train de se diriger vers un effondrement interne ». « Je tire dix signaux d’alarme », aurait-il ajouté devant les ministres, avant de marteler que « les réservistes ne tiendront pas » et que l’armée « a besoin maintenant d’une loi sur la conscription ». Le Jerusalem Post confirme la gravité du diagnostic en rapportant que des sources militaires évoquent une inquiétude « immense » face à cette pénurie de soldats, précisant qu’aucune loi n’a encore été adoptée pour augmenter significativement la conscription des juifs ultra-orthodoxes, rendant la crise structurellement insoluble à court terme.

Or cette hémorragie humaine intervient précisément au moment où lles iraniens n’ont jamais été aussi déterminés ni aussi bien armés. À Gaza, malgré dix-huit mois d’une offensive qualifiée de génocidaire par la Cour internationale de justice, le Hamas continue de mener des opérations de guérilla urbaine qui fixent des bataillons entiers dans les décombres d’un territoire transformé en piège. Au nord, le Hezbollah libanais, loin d’avoir été neutralisé par les frappes de l’armée d’occupation, a intensifié depuis début 2026 ses tirs de roquettes et de missiles de précision sur la Galilée et le plateau du Golan, forçant l’évacuation durable de dizaines de milliers de colons Israéliens de leurs foyers et contraignant l’armée d’occupation à maintenir un dispositif défensif coûteux en hommes le long de la frontière nord. Quant à l’Iran, la République islamique a démontré lors de ses frappes balistiques directes d’octobre 2024 que le Dôme de fer et les systèmes Arrow ne garantissaient plus une invulnérabilité absolue. Téhéran dispose désormais d’un arsenal de missiles hypersoniques et de drones longue portée capable de saturer les défenses sionistes, une réalité qui impose à l’armée d’occupation de disperser ses frêles moyens sur un arc de menace de plusieurs milliers de kilomètres.

C’est cette dispersion même qui rend l’avertissement du général Zamir si redoutable. Une armée engagée dans une guerre prolongée à Gaza, contrainte de contenir le Hezbollah au nord, de surveiller la menace iranienne à l’est, et de détourner des forces pour gérer les exactions des colons en Cisjordanie, ne peut indéfiniment reposer sur une fraction seulement de sa population. La puissance technologique et la supériorité aérienne, aussi considérables soient-elles, ne compensent pas le manque d’hommes sur le terrain. Le mythe d’une armée toute-puissante se heurte à l’usure des réservistes, à la durée du conflit et à l’impossibilité politique de mobiliser l’ensemble de la population. L’avertissement du chef d’état-major traduit un basculement historique : celui d’un appareil militaire estropié contraint de reconnaître que lorsque les équilibres humains se fissurent, c’est toute l’architecture de puissance qui vacille, et avec elle la certitude, longtemps entretenue, qu’Israël pouvait mener toutes les guerres sans jamais en payer le prix. Azzedine BELFERAG

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