Téhéran pose ses conditions et défie Washington : pas de trêve sans justice pour la Palestine

La tension entre Washington et Téhéran a atteint mardi soir un seuil critique, Donald Trump ayant confirmé sur Fox News que son ultimatum fixé à 20 heures, soit minuit GMT mercredi, « aura bien lieu », menaçant de déclencher « une attaque comme ils n’en ont jamais vu » si aucun accord concret n’était conclu avant l’expiration du délai. Le président américain a précisé que des avancées tangibles dans les négociations pourraient modifier la donne, mais qu’à ce stade les plans militaires suivaient leur cours, évoquant la destruction de tous les ponts et de toutes les centrales électriques iraniens si Téhéran refusait de rouvrir le détroit d’Ormuz et de signer un accord. Face à cette pression maximale, l’Iran a maintenu une posture de fermeté absolue, rejetant catégoriquement la proposition de cessez-le-feu temporaire de 45 jours avancée par Washington et initialement soutenue par certains médiateurs régionaux, la qualifiant d’« excessive » et d’« illogique », et réclamant à la place une fin définitive et totale de la guerre assortie de dix conditions non négociables. Téhéran exige notamment la fin des conflits à Gaza et au Liban, la libération de la Palestine et la fin de l’occupation, le retrait des troupes étrangères de la région, la levée intégrale des sanctions économiques et la reconstruction des zones dévastées financée par les revenus du détroit d’Ormuz. En faisant de la cause palestinienne le cœur de sa position, l’Iran transforme ce bras de fer en bataille pour un nouvel ordre régional, tandis que le monde retenait son souffle à l’approche de l’échéance fatidique. R.I

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