{"id":7943,"date":"2026-06-07T17:05:11","date_gmt":"2026-06-07T16:05:11","guid":{"rendered":"https:\/\/capalgerie.dz\/?p=7943"},"modified":"2026-06-07T17:05:11","modified_gmt":"2026-06-07T16:05:11","slug":"la-transsaharienne-du-bitume-a-lavenir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/2026\/06\/07\/la-transsaharienne-du-bitume-a-lavenir\/","title":{"rendered":"La Transsaharienne : du bitume \u00e0 l&rsquo;avenir"},"content":{"rendered":"<p>Alger redevient, lundi et mardi, le centre de gravit\u00e9 d&rsquo;un projet qui porte en lui l&rsquo;une des ambitions les plus anciennes et les plus tenaces du continent africain. La capitale alg\u00e9rienne accueille les travaux de la 77e session du Comit\u00e9 de liaison de la Route Transsaharienne (CLRT), une r\u00e9union bi-annuelle qui, cette fois, prend une dimension particuli\u00e8re. Il ne s&rsquo;agit plus seulement de faire le point sur l&rsquo;avancement d&rsquo;un chantier routier, aussi colossal soit-il. Il s&rsquo;agit de poser les jalons d&rsquo;une transformation plus profonde et faire de cette art\u00e8re transcontinentale un v\u00e9ritable corridor \u00e9conomique au service du d\u00e9veloppement et de l&rsquo;int\u00e9gration des six pays qu&rsquo;elle traverse.<\/p>\n<p>La session sera ouverte par le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, en pr\u00e9sence des repr\u00e9sentants de la Tunisie, du Mali, du Niger, du Nigeria et du Tchad, ainsi que des ambassadeurs des pays membres du CLRT et des repr\u00e9sentants d&rsquo;institutions financi\u00e8res nationales et internationales. Un plateau qui dit beaucoup sur le niveau d&rsquo;attention que suscite d\u00e9sormais ce projet aupr\u00e8s des partenaires du continent et des bailleurs de fonds.<br \/>\n<strong><br \/>\nQuatre-vingt-dix pour cent d&rsquo;une route, cent pour cent d&rsquo;une vision<\/strong><\/p>\n<p>Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du CLRT, Mohamed Ould Mohamedi, a accord\u00e9 une d\u00e9claration \u00e0 l&rsquo;APS dans laquelle il a tenu \u00e0 souligner l&rsquo;importance de cette r\u00e9union. Au programme figurent notamment la pr\u00e9sentation de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;avancement de la route par pays \u2014 r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 plus de 90 % \u2014 ainsi que le bilan et les perspectives du plan d&rsquo;action du Comit\u00e9. Mais au-del\u00e0 des chiffres et des kilom\u00e8tres de bitume, c&rsquo;est une logique de fond qui anime cette session. \u00ab Con\u00e7u dans une logique d&rsquo;int\u00e9gration \u00e9conomique continentale, le projet de corridor le long de la Transsaharienne Alger-Lagos sur pr\u00e8s de 10 000 km vise \u00e0 valoriser cette infrastructure de transport, via la facilitation du transit, du transport, du commerce et la g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;investissements \u00bb, a expliqu\u00e9 M. Ould Mohamedi.<\/p>\n<p>Il convient de rappeler l&rsquo;architecture de cet ensemble routier pour en mesurer l&rsquo;ampleur. L&rsquo;axe principal s&rsquo;\u00e9tend sur 4 500 km d&rsquo;Alger \u00e0 Lagos. \u00c0 cela s&rsquo;ajoutent plusieurs ramifications : de Gharda\u00efa \u00e0 Tunis sur 2 000 km, de Bamako \u00e0 Tamanrasset sur 2 500 km, et de Zinder, au Niger, \u00e0 Ndjamena sur 2 200 km. Un r\u00e9seau qui, mis bout \u00e0 bout, repr\u00e9sente l&rsquo;une des infrastructures routi\u00e8res les plus \u00e9tendues et les plus complexes jamais entreprises sur le continent.<br \/>\n<strong><br \/>\nUne route n\u00e9e alg\u00e9rienne<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;histoire de la Transsaharienne est indissociable de celle de l&rsquo;Alg\u00e9rie. Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du CLRT l&rsquo;a rappel\u00e9 avec une certaine fiert\u00e9. C&rsquo;est l&rsquo;Alg\u00e9rie qui, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960, a initi\u00e9 ce projet sous le nom \u00e9vocateur de \u00ab Route de l&rsquo;Unit\u00e9 africaine \u00bb. Pr\u00e8s de six d\u00e9cennies plus tard, cet engagement n&rsquo;a pas faibli. Bien au contraire. Sur instruction du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Abdelmadjid Tebboune, l&rsquo;Alg\u00e9rie a d\u00e9cid\u00e9 de prendre en charge la r\u00e9alisation de deux tron\u00e7ons de la Transsaharienne sur le territoire tchadien, confi\u00e9s \u00e0 des entreprises alg\u00e9riennes. D\u00e9but mai dernier, lors d&rsquo;un Conseil des ministres, le chef de l&rsquo;\u00c9tat avait formellement ordonn\u00e9 cette prise en charge, avec un objectif explicite d&rsquo;augmenter les \u00e9changes commerciaux et \u00e9conomiques entre les deux pays. \u00ab L&rsquo;Alg\u00e9rie est en cours de prise en charge du tron\u00e7on de la Transsaharienne au Tchad, entrepris par des entreprises alg\u00e9riennes, sur instruction du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, dans le but de hisser les \u00e9changes \u00e9conomiques et commerciaux entre les deux pays \u00bb, a confirm\u00e9 M. Ould Mohamedi.<br \/>\n<strong><br \/>\nUn corridor, 400 millions d&rsquo;habitants et des semaines gagn\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>La port\u00e9e de ce projet d\u00e9passe largement le cadre des six pays membres du CLRT. La Transsaharienne dessert une population estim\u00e9e \u00e0 plus de 400 millions d&rsquo;habitants. Elle ouvre des perspectives consid\u00e9rables pour les pays enclav\u00e9s du Sahel, qui souffrent depuis des d\u00e9cennies de co\u00fbts logistiques prohibitifs et de d\u00e9lais d&rsquo;acheminement des marchandises qui plombent leur comp\u00e9titivit\u00e9. Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Comit\u00e9 a avanc\u00e9 un chiffre qui r\u00e9sume \u00e0 lui seul l&rsquo;enjeu, \u00ab L&rsquo;int\u00e9r\u00eat du d\u00e9veloppement d&rsquo;un corridor \u00e9conomique le long de la Transsaharienne doit permettre de faciliter les \u00e9changes commerciaux avec les pays enclav\u00e9s du Sahel et de leur faire \u00e9conomiser jusqu&rsquo;\u00e0 deux semaines sur le transport de marchandise en passant par les ports alg\u00e9riens, par rapport \u00e0 leur passage par les ports d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. \u00bb<\/p>\n<p>Deux semaines. C&rsquo;est le temps que gagnent des \u00e9conomies enti\u00e8res lorsqu&rsquo;une infrastructure devient enfin fonctionnelle et comp\u00e9titive. Le d\u00e9veloppement du corridor est pens\u00e9 comme un catalyseur d&rsquo;activit\u00e9s bien au-del\u00e0 du seul transport. Des zones d&rsquo;activit\u00e9s \u00e9conomiques et des projets industriels sont envisag\u00e9s le long du trac\u00e9, sans oublier le potentiel touristique consid\u00e9rable que rec\u00e8lent ces territoires travers\u00e9s par la route.<\/p>\n<p>Ce dynamisme s&rsquo;inscrit \u00e9galement dans un contexte continental favorable. La mont\u00e9e en puissance de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAF) donne un sens suppl\u00e9mentaire \u00e0 l&rsquo;ambition port\u00e9e par le CLRT. \u00ab L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ce projet co\u00efncide avec la volont\u00e9 des pays africains de renforcer l&rsquo;int\u00e9gration continentale, notamment depuis le lancement de la ZLECAF \u00bb, a relev\u00e9 M. Ould Mohamedi. La route et le commerce se nourrissent mutuellement, l&rsquo;une ouvre les portes, l&rsquo;autre les franchit. Alger, en accueillant cette 77e session, confirme qu&rsquo;elle entend rester \u00e0 l&rsquo;avant-garde de cette ambition panafricaine, du premier coup de pioche jusqu&rsquo;au dernier kilom\u00e8tre goudronn\u00e9. A.B<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alger redevient, lundi et mardi, le centre de gravit\u00e9 d&rsquo;un projet qui porte en lui l&rsquo;une des ambitions les plus anciennes et les plus tenaces <a href=\"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/2026\/06\/07\/la-transsaharienne-du-bitume-a-lavenir\/\" class=\"read-more-link\">Lire&#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":7944,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"episode_type":"","audio_file":"","podmotor_file_id":"","podmotor_episode_id":"","cover_image":"","cover_image_id":"","duration":"","filesize":"","filesize_raw":"","date_recorded":"","explicit":"","block":"","itunes_episode_number":"","itunes_title":"","itunes_season_number":"","itunes_episode_type":"","footnotes":""},"categories":[258,198,257],"tags":[],"class_list":["post-7943","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-alaune","category-actualite","category-afrique"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7943","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7943"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7943\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7945,"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7943\/revisions\/7945"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7944"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7943"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7943"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/capalgerie.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7943"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}