Médecins résidents- ministère de la Santé : le torchon brûle

Rien ne va plus entre le ministère de la santé et le collectif des médecins résidents. Dimanche, le département de Mokhtar Hasbellaoui a publié un communiqué condamnant le refus des médecins résidents de prendre part au dialogue pour la prise en charge de leurs revendications. Chose que ces derniers ont vivement dénoncé qualifiant les déclarations du ministère de la santé de « propagande » et de « surenchère », destinée à les décrédibiliser auprès de l’opinion publique. C’est dans ce sens que la Camra a tenu à s’expliquer après avoir décliné dimanche une invitation du ministère de la Santé. Le collectif précise ainsi avoir été convié à la réunion sur la base d’un appel téléphonique, alors que le Camra privilégie « les voies traçables pour  demander l’ordre du jour et les personnes présentes  à cette réunion par mail à l’adresse officielle du bureau » de la Camra , sans pour autant avoir obtenu de réponse. Accusé par la tutelle de bloquer toutes les voies du dialogue et de mettre à mal la continuité des soins et la prise en charge des malades, le Camra a justifié la décision d’arrêter les gardes depuis dimanche soir, estimant que celle-ci a sanctionné des mois de grève, de marches et de dialogue, sans qu’une solutions réelles ne soit apportée. Rappelons que les médecins résidents ont décidé de boycotter les gardes comme ultime carte à abattre dans leur bras de fer avec le ministère de la Santé. Avisée dès le 26 octobre, la tutelle a décidé de saisir les directeurs de la santé des 48 wilayas, pour avoir «recours aux réquisitions des médecins résidents» pour «garantir la continuité des soins et la prise en charge des malades». Une décision qui a fait réagir les représentants des médecins résidents  qui rappellent que la réquisition ne peut leur être appliquée en raison de leur statut.  Et d’expliquer que  les dispositions de la loi régissant les conflits sociaux  ne peuvent être appliquées qu’aux seuls travailleurs. Les résidents rappellent au ministère de la Santé qu’ils sont encore étudiants en postgraduation et qu’ils ne pouvaient à eux seuls assumer toutes les responsabilités qu’exige le travail en milieu hospitalier. Le Camra estime donc «nul» l’argumentaire juridique auquel a eu recours la tutelle pour contraindre les résidents à reprendre le travail.  

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