Exportations hors hydrocarbures : l’Algérie enregistre une hausse de 16% et prépare ses outils de demain

Les chiffres sont là, et ils confortent une tendance que les autorités algériennes s’emploient à consolider depuis plusieurs années. Les exportations hors hydrocarbures ont enregistré une hausse de 16% au cours du premier trimestre de l’année en cours, par rapport à la même période de 2025. C’est ce qu’a annoncé dimanche, sur les ondes de la Radio nationale, Abdelatif El Houari, directeur central au sein du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations. Une performance que le responsable a tenu à replacer dans une dynamique plus large, précisant que ces exportations connaissent « une évolution croissante et continue » et que les produits algériens ont « réussi à accéder à de nouveaux marchés » — une formulation qui dit autant la progression quantitative que l’élargissement géographique de l’offre nationale.

Pour expliquer cette trajectoire positive, El Houari a mis en avant plusieurs facteurs convergents : les politiques publiques de soutien à la promotion des exportations, l’accompagnement rapproché des exportateurs et la prise en charge de leurs préoccupations concrètes. Ce dernier point n’est pas anodin. Il traduit une volonté affichée de restaurer la confiance entre l’administration et les opérateurs économiques, trop longtemps découragés par des procédures opaques et des délais dissuasifs. C’est précisément pour répondre à ces irritants structurels que le ministère prépare le lancement d’un guichet unique numérique dédié aux exportateurs, qui permettra, selon le responsable, « de simplifier les procédures, de renforcer la transparence et d’accélérer le traitement des dossiers », en facilitant l’obtention des documents nécessaires dans des délais sensiblement réduits.

Mais l’annonce la plus attendue reste sans doute l’activation prochaine de l’Organisme algérien des exportations (OAE), dont le lancement est prévu « dans les prochains jours ». Cet organisme sera chargé d’appuyer l’accès des produits nationaux à de nouveaux marchés internationaux, à travers la réalisation d’études sectorielles et l’orientation des opérateurs économiques — deux missions essentielles pour renforcer la compétitivité des exportations hors hydrocarbures sur le long terme. Entre la progression trimestrielle enregistrée, l’outil numérique en préparation et l’organisme dédié sur le point d’entrer en fonction, l’architecture d’une politique exportatrice cohérente semble progressivement se mettre en place. Il restera à en éprouver la durabilité dans les trimestres à venir.

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