Algeria Bid Round 2026 : Alger ouvre sept nouvelles zones à l’exploration et relance la compétition internationale pour ses sous-sols

L’Algérie remet ses richesses souterraines en jeu sur la scène internationale. Le ministre d’État aux Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présidé dimanche à Alger, au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, la cérémonie de lancement de l’appel à concurrence « Algeria Bid Round 2026 », portant sur sept nouvelles zones destinées à l’exploration des hydrocarbures. Une cérémonie qui avait valeur de signal fort : autour de la table se trouvaient plusieurs membres du gouvernement — le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, le ministre des Mines et des Industries minières, le ministre de l’Industrie et le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises —, aux côtés du président-directeur général de Sonatrach et de représentants de compagnies énergétiques internationales dont la présence témoigne de l’attractivité que le pays entend revendiquer.

Sept zones, du Sahara aux Hauts-Plateaux

Les sept périmètres mis en compétition couvrent un arc géographique significatif du sous-sol algérien, des grandes provinces pétrolières sahariennes jusqu’aux marges occidentales du pays : El Borma II et El M’Zaid Nord dans la wilaya de Ouargla, Ilizi Centre I et Est Bordj Omar Driss I dans la wilaya d’Ilizi, El Hadjira III dans la wilaya de Touggourt, Touggourt Sud, et enfin El Benoud Est dans la wilaya d’El Bayadh. Des bassins sédimentaires dont le potentiel en hydrocarbures reste, pour certains, largement à évaluer, et qui constituent autant de paris sur l’avenir énergétique du pays. Ce mécanisme d’« Algeria Bid Round » n’est pas une nouveauté : il s’agit d’un dispositif international ouvert, périodiquement relancé, permettant aux compagnies pétrolières et gazières du monde entier de soumettre leurs offres pour l’obtention de permis d’exploration, dans le cadre des efforts continus visant à renforcer l’investissement dans le secteur des hydrocarbures et à maintenir le niveau des réserves prouvées du pays.

Un calendrier serré jusqu’en janvier 2027

Le dispositif technique s’enclenche dès le 1er juin 2026, avec la mise à disposition des documents de l’appel à concurrence et l’organisation de présentations en ligne à destination des compagnies intéressées. Suivront des sessions de data room et de clarifications, qui se poursuivront jusqu’au 31 octobre 2026 — une fenêtre de cinq mois pendant laquelle les opérateurs internationaux pourront affiner leur connaissance des zones proposées et préparer leurs offres. L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), qui pilote le processus, a fixé au 26 novembre 2026 la date limite de dépôt des offres, avant l’annonce des résultats et la signature des contrats d’hydrocarbures avec Sonatrach, prévue pour le 31 janvier 2027.

Ce calendrier précis et resserré traduit une volonté d’efficacité que les autorités algériennes tiennent à afficher, à l’heure où la concurrence entre pays producteurs pour attirer les capitaux des majors et des indépendants s’est considérablement intensifiée. Car si l’Algérie dispose de réserves substantielles — notamment en gaz naturel, dont elle est l’un des premiers exportateurs vers l’Europe — le maintien de son niveau de production à long terme exige un renouvellement constant de l’effort d’exploration. L’« Algeria Bid Round 2026 » s’inscrit dans cette logique de continuité stratégique, dans un contexte mondial où la demande en hydrocarbures, malgré la transition énergétique en cours, demeure soutenue pour les décennies à venir. R.E

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