Le Chef d’État-major de l’ANP appelle à faire barrage aux actions hostiles qui visent l’Algérie Guerre cognitive : la nouvelle menace !

Le Chef d’État-major de l’Armée nationale populaire, le Général d’Armée Saïd Chanegriha, a souligné hier les menaces que font peser les nouvelles formes de guerre, notamment la guerre cognitive qui vise les esprits. Il a dans ce sens insisté sur la nécessité de fédérer les efforts pour faire barrage aux actions hostiles qui ciblent l’Algérie en raison de ses positions et de sa politique extérieure souveraine.

Dans un contexte géopolitique complexe, les menaces sur la sécurité des nations sont de plus en plus diffuses et prennent des formes plus sophistiquées. Si la conjoncture actuelle impose un renforcement des moyens de défense sur le plan militaire, elle nécessite aussi une immunisation contre les nouvelles formes de menaces. La littérature est riche en ce qui concerne la guerre économique et commerciale, la cyberguerre et les guerres de 4e et 5e générations constituant l’essence des nouvelles guerres hybrides qui vont aujourd’hui plus loin avec le recours à la guerre cognitive. Une forme de guerre qui dépasse le recours à l’infox, mais cible l’esprit des populations. S’il est vrai que par le passé cette forme de guerre s’est illustrée par la dépossession culturelle et identitaire des populations, notamment en Afrique afin de coloniser les esprits, aujourd’hui et bien qu’elle s’appuie toujours sur certains de ces ressorts, la guerre cognitive se sert d’outils technologiques performants pour manipuler les opinions publiques et agir sur le cerveau de l’adversaire et déstabiliser ainsi les États-Nations. Désinformation, usage de la publicité, profilage des internautes et des utilisateurs des réseaux sociaux grâce aux nouveaux algorithmes, et recours à l’IA pour la conception de narratifs sur mesure pour décontextualiser l’information ou exclure certains narratifs pour manipuler l’opinion publique, les outils de la guerre cognitive sont divers et sophistiqués.

C’est dans ce contexte que le ministère de la Défense nationale a organisé hier au Cercle national de l’Armée, à Béni Messous, un colloque national sur « la Défense nationale face à la guerre cognitive ». Dans ce contexte, le Chef d’État-major de l’Armée nationale populaire, le Général d’Armée Saïd Chanegriha, a souligné hier les menaces que font peser les nouvelles formes de guerre, notamment la guerre cognitive qui vise les esprits. Il a dans ce sens insisté sur la nécessité de fédérer les efforts pour faire barrage aux actions hostiles qui ciblent l’Algérie en raison de ses positions et de sa politique extérieure souveraine. Il a indiqué dans une allocution qu’il a prononcée pour l’occasion que le colloque « qui traite une des formes de guerres les plus dangereuses pour la conscience des peuples et la stabilité des Etats, a pour objectif de mettre la lumière et de prendre conscience de la gravité stratégique de ce qui pourrait se tramer contre notre pays, par l’exploitation des technologies des guerres de 5ème génération. Exemple en est, les pratiques sournoises exercées ces derniers temps par des parties hostiles à l’Algérie, en raison de son attachement à ses positions constantes et à sa décision souveraine, ainsi que de son soutien aux causes justes à travers le monde », a-t-il relevé.  » Il a dans ce sens

a mis l’accent sur « la nécessité qu’il y a pour l’ensemble des acteurs nationaux de fédérer leurs efforts afin de lutter efficacement contre les desseins hostiles et remporter les enjeux de développement de notre pays ». « A ce titre, dans la perspective de remporter les enjeux de développement, initiés par notre pays, sous la conduite de Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, il appartient à l’ensemble des acteurs nationaux, à savoir les institutions de l’Etat, la société civile, les élites et toutes les catégories de citoyens, de fédérer leurs efforts afin de renforcer la stabilité systémique de l’Etat et de lutter efficacement contre les éventuelles hostilités », a-t-il souligné.

Le Chef d’État-major de l’ANP a souligné le  » contexte géopolitique régional et international, caractérisé par les mutations, la complexification des crises et l’enchevêtrement des menaces, ce qui rend difficile toute lecture prospective de l’évolution de celles-ci ». Et d’ajouter que « ceci est d’autant plus vrai que les puissances actuelles et celles émergentes sont en compétition acharnée pour étendre leur influence et imposer leur contrôle sur les ressources et les richesses des pays du Sud, sans tenir compte des éventuelles retombées sur la sécurité régionale et internationale et sur le droit des peuples en développement de vivre dans la sécurité, la paix et la dignité ».

Lors des conférences programmées, les professeurs et les experts participants ont abordé « le concept de la guerre cognitive et ses formes, les risques et les menaces générées par celle-ci, ainsi que les moyens d’y faire face selon une perspective étudiée, notamment dans un contexte international marqué par une dissolution des frontières entre l’état de paix et de guerre, ainsi qu’une exacerbation des menaces asymétriques transfrontalières ».

Hocine Fadheli

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