Nouveau scandale au Maroc : Des milliers de familles menacées d’expulsion forcée !

Un document officiel émanant des autorités marocaines, rendu public par la presse locale, révèle l’ampleur d’un vaste programme de démolitions et d’expulsions forcées touchant de nouveaux quartiers de Rabat. Des milliers de familles se retrouvent menacées d’expropriation, dans ce que des organisations de défense des droits humains qualifient de « nettoyage de classe » au profit de promoteurs étrangers. Le document ne laisse guère de place au doute. La liste des quartiers, ruelles, immeubles et bâtiments visés par les opérations de démolition dans la capitale marocaine ne cesse de s’allonger, mise à jour régulièrement et sans justification officielle, élargissant chaque fois davantage le périmètre des destructions programmées. Selon la presse marocaine qui a diffusé ce document, des quartiers qui ne figuraient pas sur les premières listes ont été ajoutés en cours de route, semant la panique parmi des milliers de ménages qui ignorent si leur domicile sera le prochain à être rasé.
La capitale Rabat connaît depuis plusieurs mois une vague de démolitions qui n’épargne ni les conditions climatiques difficiles ni le calendrier scolaire. Les autorités locales n’ont pas hésité à recourir à la force pour procéder aux expulsions, comme ce fut le cas récemment à Casablanca. Dans le quartier côtier d’Al-Mohit, les démolitions ont déjà atteint un stade avancé, tandis que de nouveaux secteurs viennent constamment s’ajouter à la carte des destructions. Les élus municipaux avaient pourtant assuré, dans un premier temps, que le « plan d’aménagement » approuvé par les autorités locales n’impliquait pas de démolitions — avant que les faits ne les démentent.
Face à cette situation, partis politiques, organisations de la société civile et associations de défense des droits de l’homme ont exprimé une vive indignation. Des organisations de défense des droits humains dénoncent un projet visant à « vider la ville de ses habitants d’origine » au profit de ce qu’elles désignent comme une « mafia de l’immobilier » et d’investisseurs étrangers. Pour ces organisations, ce qui se passe à Rabat n’est rien de moins qu’un « nettoyage de classe » et un « colonialisme immobilier » qui transforme des quartiers historiques et populaires en terrain de jeu pour les capitaux étrangers, au mépris de l’histoire des lieux et de l’avenir de leurs habitants. Elles dénoncent également le fait que ces démolitions se déroulent « sans base légale », relevant une série de violations flagrantes des droits des citoyens.
Ce qui aggrave l’indignation, c’est le soupçon, affirmé par des militants des droits humains marocains, que les terrains et propriétés ainsi libérés sont destinés à des personnalités influentes et à des investisseurs étrangers, avec de sérieux doutes qu’elles soient attribuées à des Israéliens qui bénéficient de la naturalisation dans le cadre de la normalisation zélée avec l’entité sioniste. Les autorités, accusées de complicité, sont renvoyées à leur contradiction fondamentale : supposées protéger les citoyens, elles se retrouvent « aux côtés des parties extérieures contre leur propre peuple ». Le scandale dépasse ainsi la seule question du logement pour toucher à celle de la souveraineté populaire sur le foncier national. Lyes Saïdi

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