La méningite tue plus de 250.000 personnes dans le monde chaque année, dont plus d’un tiers d’enfants de moins de cinq ans, souvent en Afrique, estime une vaste étude publiée samedi, après une récente épidémie en Angleterre.
« Malgré les progrès notables contre la méningite bactérienne grâce à des campagnes mondiales de vaccination, le fardeau de cette maladie reste considérable »: environ 2,54 millions de cas et 259.000 morts en 2023, selon cette évaluation parue dans The Lancet Neurology et présentée comme la plus complète jusqu’ici grâce à l’évaluation de 17 pathogènes.
Ces estimations sont jugées comme étant les plus pertinentes avec toutefois, une part d’incertitude. Pour 2023, les scientifiques donnent des fourchettes d’environ 202.000 à 335.000 morts de méningite et de 2,2 à 2,93 millions de cas.
La méningite est une infection de la moelle épinière et des méninges (fines membranes entourant le cerveau) causée par plusieurs types de virus, de bactéries et de champignons. Plus rare et plus grave que la méningite virale, la méningite bactérienne peut tuer en 24 heures sans prise en charge rapide.
Une récente épidémie en Angleterre a fait deux morts et totalisé 22 cas d’infection invasive à méningocoque B. Près de 11.000 vaccins et environ 14.000 doses d’antibiotiques ont ensuite été administrées.
Depuis 2000, l’intensification de la vaccination dans le monde a considérablement réduit le nombre d’infections et de décès de méningite, mais les progrès sont moindres que pour d’autres maladies, observent les auteurs de l’étude.
Les pays les plus pauvres, surtout ceux de « la ceinture africaine de la méningite » s’étendant du Sénégal à l’Ethiopie, ont enregistré les taux de mortalité et d’infection les plus élevés. Le Nigeria, le Tchad et le Niger ont été particulièrement touchés. APS


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