Généralisation progressive de l’enseignement des matières « Histoire de l’Algérie » et « Nationalisme et Citoyenneté » à l’ensemble des Ecoles supérieures du pays

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a annoncé, jeudi à Alger, la généralisation progressive de l’enseignement des matières « Histoire de l’Algérie » et « Nationalisme et Citoyenneté » à l’ensemble des Ecoles supérieures à travers le territoire national, afin d’élever le niveau de conscience des étudiants et de consolider leur sentiment d’appartenance nationale.

« Nous avons aujourd’hui, plus que jamais, besoin de s’inspirer de nos valeurs de référence et de s’y attacher, en tant que rempart qui protège notre identité et renforce la cohésion de notre société face à l’expansion accélérée des technologies de l’information et de la communication », a indiqué M. Baddari, en réponse aux questions des députés lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales à l’Assemblée populaire nationale (APN).

L’histoire « constitue un nerf vital pour toute société, étant un pilier fondamental pour l’ancrage du nationalisme et la compréhension du passé, afin de faciliter la lecture du présent et la prospection de l’avenir », a estimé le ministre, précisant que le secteur a adopté, au titre de l’année universitaire 2025-2026, une approche graduelle pour l’introduction des matières « Histoire de l’Algérie » et « Nationalisme et Citoyenneté » dans les programmes de formation des écoles nationales du pôle universitaire de Sidi Abdellah, lesquelles « regroupent une élite d’étudiants excellents inscrits dans des spécialités technologiques ».

Pour M. Baddari, cette orientation vise à « généraliser progressivement l’enseignement de ces deux matières aux autres Ecoles supérieures à travers le pays, en tant que matières transversales destinées à promouvoir la conscience nationale et à ancrer l’appartenance ».

Concernant la promotion de l’annexe de médecine de l’université d’Oum El Bouaghi en faculté, le ministre a fait savoir que la formation en sciences médicales est « soumise à une gestion conjointe entre les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de la Santé », relevant que l’ouverture de la faculté des sciences médicales « requiert l’obtention d’un avis préalable du ministère de la Santé, étant donné que la formation pratique et les stages de terrain se déroulent au niveau des établissements hospitaliers et des cliniques médicales qui en relèvent ».

La promotion des annexes au rang de facultés de médecine « exige la réunion des conditions nécessaires, afin d’assurer une formation de qualité, notamment dans le volet clinique qui nécessite un encadrement spécialisé, des structures hospitalières et pédagogiques adéquates, ainsi que des plateformes de pédagogie appliquée et de stages de terrain permettant aux étudiants d’acquérir les compétences scientifiques requises », a-t-il expliqué.

De ce fait, M. Baddari a assuré que son secteur s’attelle actuellement, à travers la commission conjointe concernée, à « l’évaluation de plusieurs annexes et de la capacité de leur transformation progressive en facultés de médecine », rappelant « que 6 annexes ont déjà été promues en faculté, tandis que l’opération se poursuit pour englober les annexes restantes ». APS

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