Le Premier ministre Sifi Ghrieb a présidé ce mercredi une réunion du gouvernement qui s’est révélée doublement significative, abordant deux chantiers structurels aux implications considérables pour l’économie nationale : la rationalisation de la politique énergétique d’une part, et l’encadrement normatif des matériaux de construction d’autre part.
Un nouvel organisme pour piloter la transition énergétique
Premier point à l’ordre du jour, le gouvernement a examiné un projet de décret d’application portant création de l’Agence nationale pour l’efficacité énergétique et la maîtrise de l’énergie, définissant ses missions, son organisation et son fonctionnement. Ce nouvel organisme n’est pas né de rien : il est le fruit de la fusion de l’Agence pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie et de l’Agence pour la conservation des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Derrière cette consolidation institutionnelle se dessine une ambition claire — améliorer et rationaliser les structures publiques intervenant dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, afin d’assurer une coordination et une gouvernance plus efficaces. L’enjeu est de taille pour un pays qui entend conserver sa place d’acteur énergétique de premier plan sur la scène internationale, tout en opérant sa nécessaire transition vers des sources d’énergie plus durables.
Des normes techniques pour sécuriser les grands chantiers
Le gouvernement a ensuite entamé l’examen d’un projet de décret d’application définissant les conditions et les modalités d’homologation des matériaux de construction, ainsi que d’entretien et d’exploitation des infrastructures routières, autoroutières, aéroportuaires, maritimes et ferroviaires. Ce texte, qui vise à établir un cadre de référence définissant les exigences et les normes techniques applicables aux produits utilisés dans la réalisation des travaux publics, répond à une préoccupation récurrente : garantir la qualité, la sécurité et la durabilité des infrastructures nationales. En posant des critères d’homologation clairs et opposables, l’État entend mettre fin aux approximations qui ont parfois fragilisé des ouvrages pourtant stratégiques, et donner aux maîtres d’ouvrage publics comme aux opérateurs privés un référentiel technique commun et contraignant. Une réunion en apparence technique, mais dont les décisions auront des répercussions concrètes sur deux piliers essentiels du développement national.R.N


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