Gambie : l’Algérie au cœur du débat mondial sur la coproduction et le partage de contenu médiatique

La 17e Assemblée générale de l’Union africaine de radiodiffusion, réunie en République de Gambie sous le thème « Union africaine de radiodiffusion : 20 ans au service des médias africains : héritage, innovation et transformation », a réservé à l’Algérie une place de choix dans ses travaux. Lors de la troisième session de discussion consacrée à la dynamisation des échanges — plateformes de partage, coproduction, cloud computing, archivage intelligent, partenariat Sud-Sud, mobilité professionnelle et marché du contenu —, ce sont deux représentants algériens qui ont pris la parole devant un panel d’envergure mondiale, aux côtés de la BBC, de l’Union de radiodiffusion Asie-Pacifique et de l’Union des radiodiffuseurs d’Amérique latine.

Karima Chelbi, directrice du Centre d’échange de contenu en Algérie relevant de l’Union des radios et télévisions arabes (UAR), et Adel Kansous, directeur du Centre arabe d’échange d’informations et de programmes, également basé en Algérie (ASBU), ont ainsi porté la voix algérienne dans une session modérée par Emmanuel Juma du Groupe des médias chinois (CMG). Leur double présence au sein d’un même panel illustre le rôle pivot qu’occupe l’Algérie dans l’architecture des échanges médiatiques entre le monde arabe et le continent africain — un positionnement stratégique que ces deux institutions, toutes deux hébergées sur le sol algérien, incarnent au quotidien.

Les débats de cette session s’inscrivaient dans le prolongement des grandes orientations fixées dès l’ouverture de l’Assemblée, où le ministre gambien de l’Information Ismaïla Ceesay avait exhorté les institutions médiatiques africaines à « dépasser leurs rôles traditionnels pour devenir de véritables moteurs de la démocratie, de la redevabilité et du développement », tandis que le président de l’Union africaine de radiodiffusion, Cleophas Barorot, appelait à « innover, partager les contenus et investir dans les technologies afin que les histoires africaines soient racontées par des Africains, pour les publics africains et internationaux ». Des ambitions que le directeur général de l’Union, Grégoire Ndjaka, a traduites en feuille de route concrète, insistant sur l’urgence de « renforcer les capacités pour suivre l’évolution rapide des médias à l’échelle mondiale ». L’Algérie, par la voix de ses deux représentants, s’est inscrite pleinement dans cette dynamique continentale, confirmant sa vocation de carrefour médiatique entre l’Afrique, le monde arabe et au-delà. R.I

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