Le ministre d’État chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu mardi à Alger la vice-présidente exécutive pour l’Afrique du groupe énergétique norvégien Equinor, Nina Birgit Koch. Les deux parties ont passé en revue l’état du partenariat liant Sonatrach à Equinor et les perspectives de son élargissement, notamment dans l’exploration, le développement et la production d’hydrocarbures. Le communiqué du ministère indique que la réunion, tenue en présence de cadres des deux côtés, a été consacrée à une évaluation du cadre de coopération existant. Les deux projets communs d’In Salah et d’In Amenas ont été au cœur des échanges, cités comme illustration d’une relation qui fonctionne. Les deux parties ont salué « le niveau de coopération » réalisé à travers ces gisements du sud algérien, qui associent les deux groupes depuis plusieurs années.
La discussion n’a toutefois pas été limitée à l’existant. Les perspectives ont occupé une large place : développement de champs pétroliers et gaziers, pétrochimie, mais aussi, fait notable, les technologies environnementales. Les deux délégations ont abordé la réduction des émissions de méthane et de CO2, ainsi que les projets de captage et stockage du carbone — un volet qui reflète la pression croissante exercée sur les majors pétrolières pour réduire leur empreinte carbone, y compris sur leurs opérations en Afrique.
Arkab a réaffirmé la volonté de l’Algérie d’améliorer son environnement des affaires. Il a mis en avant les dispositions de la loi sur les hydrocarbures, qu’il a présentée comme un cadre de « transparence, de stabilité et d’incitations » pour les partenaires étrangers. Le ministre a également évoqué les opportunités ouvertes en matière de recherche-développement, de formation et de transfert de technologie.
De son côté, la responsable norvégienne a exprimé sa satisfaction quant au niveau de la coopération avec Sonatrach et confirmé la volonté d’Equinor de « renforcer sa présence en Algérie et d’élargir les domaines de partenariat », notamment dans la valorisation des ressources et la réduction des émissions gazeuses. Elle a par ailleurs qualifié l’Algérie de « partenaire fiable et acteur essentiel du marché énergétique international ».
Cette rencontre intervient dans un contexte où Alger multiplie les contacts avec les grandes compagnies pétrolières. Sonatrach cherche à attirer des investissements dans l’amont tout en répondant aux exigences de la transition énergétique, sans pour autant compromettre ses objectifs de production. Le volet environnemental de l’entretien avec Equinor — groupe qui s’est engagé à réduire significativement ses émissions nettes d’ici 2050 — traduit cette double contrainte que les opérateurs du secteur ne peuvent plus ignorer. Equinor est présent en Algérie depuis les années 2000. Sabrina Aziouez



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