L’Algérie, trait d’union de la croissance verte

C’est une reconnaissance qui pèse lourd dans le concert des nations. En visite à Alger, le président de l’Assemblée et du Conseil d’administration de l’Institut mondial de la croissance verte (GGGI), ancien Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a salué mardi le rôle pionnier joué par l’Algérie dans la promotion du développement durable à travers le monde, mettant en avant sa diplomatie efficace et son leadership dans la coopération Sud-Sud.

S’exprimant lors d’une conférence donnée au siège du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, sous le thème « Renforcer les partenariats en faveur de la croissance verte », l’ancien patron de l’ONU n’a pas ménagé ses éloges. « L’Algérie peut jouer un rôle important dans les efforts de développement durable, en tant qu’acteur diplomatique respecté, trait d’union entre l’Afrique, le monde arabe et la région méditerranéenne et pionnière de la coopération Sud-Sud », a-t-il affirmé devant un parterre de responsables de l’État.

Pour Ban Ki-moon, la géographie et l’histoire confèrent à Alger une responsabilité particulière. « Grâce à sa position stratégique privilégiée, l’Algérie est bien placée pour promouvoir le dialogue et l’action collective sur les questions du climat et du développement durable, qui dépassent aujourd’hui le simple cadre environnemental pour s’imposer comme des enjeux économiques, de développement et de sécurité mondiale touchant tous les aspects de la vie et toutes les catégories de la société », a-t-il analysé. Une lecture qui replace la question climatique au cœur des équilibres mondiaux, bien au-delà de la seule préoccupation environnementale.

L’ancien Secrétaire général a également salué les politiques de l’État algérien visant à préserver l’environnement, à atteindre les objectifs de développement durable et à promouvoir l’économie verte, soulignant les efforts soutenus menés avec diverses organisations internationales, au premier rang desquelles les Nations Unies, face au changement climatique et à la perte de biodiversité qu’il entraîne dans son sillage. Évoquant l’inauguration, le jour même, du Bureau du GGGI à Alger, il a précisé que celui-ci contribuera « à coordonner les efforts et à harmoniser les vues concernant les enjeux actuels en matière de développement ».

Du côté algérien, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounès Magramane, a réitéré l’engagement permanent du pays en faveur des objectifs de développement durable, rappelant que les questions liées au climat et à la croissance verte figurent désormais en tête de l’agenda diplomatique mondial. Il a tenu à préciser que la vision algérienne s’inscrit dans le cadre d’un projet intégré tenant compte du respect des normes environnementales et de la souveraineté nationale. Abordant les projets d’énergie solaire et d’hydrogène vert en cours de réalisation à l’échelle nationale, il a affirmé que « les partenariats constituent la pierre angulaire pour atteindre les objectifs escomptés ».

Cette visite avait été marquée, la veille, par la réception de Ban Ki-moon par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui lui a décerné la médaille « Athir » de l’Ordre du mérite national, en reconnaissance de ses efforts à la tête de l’ONU en matière de sécurité et de lutte contre la pauvreté. Pour rappel, l’Algérie a adhéré au GGGI, basé à Séoul, en 2025. R.E

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